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Quand pourrons nous organiser un voyage scolaire en Allemagne?

l’évolution de la situation sanitaire en Allemagne

La pandémie de Covid-19 en Allemagne se répand depuis le 27 janvier 2020, à partir d’un premier cas constaté en Bavière chez une personne ayant été indirectement en rapport avec la Chine. Quatorze employés, collègues de cette personne, ainsi que les membres de leurs familles sont déclarés ensuite positifs et hospitalisés dans un hôpital à Munich.

Un mois plus tard, de nombreux cas sont déclarés dans le Bade-Wurtemberg, puis en Rhénanie-du-Nord-Westphalie et Rhénanie-Palatinat. Un foyer de contagion se forme dans l’arrondissement de Heinsberg à la suite du carnaval de Gangelt.

Le 19 mars 2020, l’Allemagne dénombre officiellement 8 604 cas ainsi que 30 décès et plus de 46 personnes rétablies. L’Allemagne est le sixième foyer de contagion de la Covid-19.

Mi avril, les chiffres grimpent fortement avec 2800 décès, mais bien en dessous du Royaume-Uni (environ 11 000), de la France (14 000), de l’Espagne (17 000) ou de Italie (20 000).

Le 19 mai 2020, l’Allemagne compte 175 210 cas et 8 007 décès.

Mi juin 2020, comme en France, la courbe des décès s’est stabilisée avec entre 4 et 30 décès par jour. Le 18 juin, l’Allemagne compte 187 764 cas pour 8 856 décès au total.

L’évolution des mesures de confinement

À la différence de la France, l’Allemagne n’a pas été confinée mais a pris des mesures de distanciations sociales (pas de regroupement de plus de deux personnes, fermeture de la plupart des commerces non indispensables). Ainsi, les allemands ont pu sortir librement, il n’y avait pas d’attestation à remplir, il était possible de se déplacer et de sortir de son domicile autant de fois que désiré, et dans la plupart des Lands, les parcs et jardins urbains sont restés accessibles.

Alors pourquoi ces résultats bien meilleurs que dans les autres pays européens ? 3 hypothèses peuvent certainement expliquer une moindre mortalité :

  • L’Allemagne a testé massivement et très tôt. Et pas uniquement les personnes malades. L’idée était de repérer les porteurs sains et de les isoler. Lorsqu’ont été enregistrés les 1er décès début mars, la Fédération allemande des médecins conventionnés avait déjà pratiqué 100 000 tests. Au plus fort de la crise, l’Allemagne procède à 500 000 tests par semaine, lorsque la France n’en est encore qu’à 4000 par jour.
  • Cette détection précoce aurait permis d’isoler davantage, de limiter l’avancée de l’épidémie : la prise en charge a pu débuter plus précocement alors que la maladie était encore en phase ascendante, sans attendre d’être en phase sévère ou grave. Cette limitation de l’épidémie aurait permis de réduire l’afflux dans les hôpitaux.
  • Des capacités importantes en soins intensifs auraient permis de mieux faire face à l’afflux de patients.
    L’Allemagne aurait disposé au 20 mars 2020 de 25 000 lits en soins intensifs, contre seulement 7 000 lits de réanimation environ en France et 5 000 en Italie. Chiffres néanmoins à nuancer si l’on s’attache précisément à la définition du mot « lit de réanimation ». Mais on peut affirmer néanmoins que l’Allemagne était bien dotée dès le départ en lits et équipements.

La tendance pour les prochains jours

Comme en France, les nouveaux foyers sont gérés en amont et semblent être circonscrits localement.

Les contrôles qui ont été mis en place aux frontières intérieures de l’Union européenne durant la pandémie de coronavirus ont été suspendus le 15 juin. Les ressortissants des États membres de l’Union européenne peuvent donc à nouveau se rendre en Allemagne sans motif particulier.

Les contrôles s’assouplissent au fur et à mesure, avec des décisions attendues fin juin 2020.

On peut raisonnablement penser que l’activité économique et touristique reviennent à la normale en Allemagne dans les prochaines semaines et mois.

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